La règle d'accès est « qui a la référence ET la clé lit » — jamais « qui a la
référence lit ». Il n'y a pas de tiers dans cette phrase : le moteur ne vérifie
une permission qu'à l'ÉCRITURE, jamais à la lecture. Le contenu est chiffré, la
clé EST le droit. C'est ce que veut dire local-first ici : il n'y a personne à
qui demander, donc la possession est tout le mécanisme.
Ce que cette règle achète, et qui n'était consigné nulle part : une référence
n'accordant rien, **elle n'est pas récursive**. Un document largement diffusé
peut pointer vers un document restreint — la référence dit qu'il existe, la clé
dit qui le lit. D'où la confidentialité COMPOSABLE : un sommaire diffusé qui
renvoie à des chapitres restreints, un événement public qui renvoie à sa liste
de participants. L'auteur diffuse un document et décide encore, document
référencé par document référencé, qui reçoit la clé.
`linkTo` détruisait cette construction. Il rendait la CLÉ là où un appelant
demande une référence, transformant la règle en « qui a la référence lit » —
pour ce document et pour tout ce qu'il MENTIONNE. Ajouté et retiré le même jour.
Documenté en §0, avant tout le reste, avec la raison pour laquelle un agent
perd ce point avec constance : les réflexes client-serveur fournissent la moitié
manquante sans qu'on s'en aperçoive — quelque part un serveur vérifierait, un
lien serait un identifiant inoffensif, « Bob a-t-il le droit ? » aurait une
réponse. Aucun des trois n'est vrai ici, et du code écrit là-dessus n'échoue
pas : il accorde en silence. Rien ne passe au rouge.
Renommé au passage : `publishRepoLink`/`isPublished` → `recordInPublicStore`/
`isInPublicStore`. Ces méthodes n'ont pas de pendant amont et « publier » ne
désigne rien de précis ici.
171 tests unitaires, e2e 42/42 en 3,6 min.
`shareCap(cap, toUser)` faisait tenir une clé à l'appelant. En amont il n'en
tient aucune : c'est le verifier qui remplit `ContactDetails.read_cap`, et une
inbox se résout depuis un profil. Cette signature a déjà changé deux fois
aujourd'hui — `(cap, toInbox)` puis `(cap, toUser)` — et les deux laissaient à
l'app quelque chose qu'elle ne tiendra pas plus tard.
- `inbox.share(doc, toUser)` : les deux choses qu'une application a, un document
et une personne. Ni la clé ni l'adresse n'apparaissent.
- `hasCap(doc)` remplace `capFor(doc)` et rend un BOOLÉEN. C'est la seule
question que le modèle admette, et l'unique appelant qui utilisait la valeur
s'en servait pour la passer à `shareCap`.
Les tests ont fait apparaître un besoin que ces retraits allaient casser :
obtenir le lien PARTAGEABLE d'un document publié, pour le faire circuler. C'est
distinct du partage dirigé et ça existe en amont — un `RepoLinkV0 { read_cap }`
est ce qu'on passe, `ContactDetails.read_cap` est la remise à quelqu'un. D'où
`linkTo(doc)`, seul endroit où une app tient légitimement une clé : on ne peut
pas faire circuler ce qu'on n'a pas le droit de toucher. La clé d'un document
protégé, elle, ne sort jamais par là — elle passe par `share`.
171 tests unitaires, e2e 42/42 en 3,5 min (synchro à froid 29s, stable contre
30s au run précédent — le wallet par batterie tient).
Un polyfill ne doit rien faire de plus que ce qui est prévu. `isNuri` /
`hasReadCap` et les utilitaires SPARQL `escapeLiteral` / `escapeIri` /
`assertNuri` n'ont de pendant à aucun niveau et n'en auront pas : le binding
prend `nuri: String`, le moteur est fortement typé en Rust et n'a besoin
d'aucun prédicat, l'ORM n'expose rien de tel. Le contrat les justifiait parce
qu'ils « restent utiles à n'importe quelle app » — c'est exactement le
raisonnement à refuser : utile n'est pas prévu, et chacun serait un appel à
réécrire le jour du SDK.
Le besoin d'un guard venait de notre propre signature : les entrées publiques
exigeaient `Nuri`, donc un consommateur devait narrower ce qu'il lisait d'une
URL ou du stockage. Elles prennent désormais `NuriLike` — n'importe quelle
chaîne — et valident à l'intérieur (`toNuri`). Ce que la bibliothèque REND
reste typé `Nuri` : l'app en profite gratuitement, et un type plus large ne
cassera rien quand le SDK rendra des chaînes.
Les guards et les utilitaires restent, internes, là où la validation se fait.
Un défaut introduit puis corrigé en chemin, qui valait le test qu'il a produit :
`readUnion` a toujours toléré les trous dans sa liste — un index de scope peut
porter une entrée blanche, et un appelant qui assemble depuis des valeurs
optionnelles n'a pas à compacter. Valider AVANT de filtrer a transformé cette
tolérance en exception. Vide est une absence, pas une référence malformée ; les
deux sont désormais distingués par un test.
170 tests unitaires, e2e 42/42 contre le broker, typecheck vert sur la
bibliothèque, l'exemple et le harnais.
L'app d'exemple a servi de juge, et elle a immédiatement montré ce que
l'inventaire ne montrait pas : pour partager une note elle résolvait l'inbox du
destinataire, pour lire ses messages elle résolvait l'adresse de la sienne. Deux
gestes qu'aucune application n'aura à faire une fois la chose native — donc deux
gestes qu'elle ne doit pas apprendre.
- `shareCap(cap, toUser)` remplace `shareCap(cap, toInbox)`. Partager est un acte
envers quelqu'un ; où est son inbox regarde la bibliothèque.
- `inbox.readForDocument(doc)` : le propriétaire lit ses messages en nommant la
note, comme le déposant la nomme pour en laisser un.
- `storeRegistry.userInbox` et `documentInboxAddress` sortent de la surface
publiée. Ils restent joignables en interne, où le shim en a besoin.
Sortent aussi de `/polyfill`, chacun parce qu'une app qui code contre apprend ce
qu'il faudra désapprendre :
- `getCaps` / `CapRegistry` — la salle des machines. La question du consommateur
est `capFor(doc)` : est-ce que je le détiens ? Le registre n'a ni successeur ni
forme inerte ; ce qui s'appuie dessus sera à réécrire, pas à laisser en place.
- `getCurrentUser` — une app sait qui elle a connecté ; le redemander à la
bibliothèque est une commodité du wallet partagé.
- `virtualUsers` / `IdentityStore` — se souvenir d'une identité entre deux
sessions est aussi le travail de l'app en amont. L'écran d'accès persiste ce
dont IL a besoin ; rien d'autre n'a à être exposé.
Reste sur `/polyfill` ce qu'une app appelle vraiment : `configure` et
`setCurrentUser`. Le reste y est du test ou de l'injection interne.
170 tests unitaires, e2e 42/42 contre le broker, typecheck vert sur la
bibliothèque, l'exemple et le harnais.
Chaque étape de cet écran n'existe que parce qu'un wallet héberge plusieurs
identités. Une app qui l'implémente écrit du code qu'elle devra supprimer, et
pire, du code qui enseigne à ses auteurs un modèle que NextGraph n'a pas :
« je nomme mon identité ». Le premier consommateur en avait ~300 lignes — un
gate, un écran, un module wallet, un contexte d'identité, trois features. C'est
le travail de la bibliothèque, pas le sien.
`ensureIdentity()` : un appel, avant que l'app s'affiche. Il ne prend PAS
d'identifiant — nommer une identité est l'étape qui disparaîtra, donc elle ne
doit pas figurer dans la signature. Le jour où le wallet fournit l'identité,
l'appel se résout sans rien afficher et le code de l'appelant ne bouge pas.
L'écran est en DOM natif, sous shadow root : c'est une barrière technique
montrée avant qu'une application s'affiche, comme une demande de mot de passe
sur une bêta fermée. La lier à un framework obligerait chaque consommateur à
adopter ce framework pour un écran voué à disparaître.
L'ordre de résolution de l'identité est pinné par des tests, parce que s'y
tromper échoue en SILENCE : le parcours traverse deux partitions localStorage
distinctes — la page et l'iframe du broker — et seul l'URL franchit la
frontière. Si le stockage l'emportait, l'iframe lirait une identité vide,
provisionnerait un second utilisateur virtuel, et l'utilisateur reviendrait dans
un espace vide sans la moindre erreur.
Les identifiants du wallet partagé (fichier, mot de passe) passent par
`configure()` : ce sont des données de déploiement, et cet appel est déjà celui
qui devient inerte à la migration. Au passage, l'ancien champ `sharedWallet:
{ name, secret }` — inutilisé nulle part — est remplacé.
168 tests unitaires, typecheck vert.
L'appendice « inventaire des exports pour diff » d'`api-contract.md` était
périmé : il listait encore les internes du shim dans le namespace
`storeRegistry` alors que l'entrée avait été réduite à sept fonctions. Or c'est
précisément l'instrument qu'on diffe quand la surface bouge — et un inventaire
périmé est pire qu'aucun, il se lit comme vérifié.
Régénéré depuis les `export`, et désormais tenu par `vocabulary.test.ts` : si la
liste et le code divergent, le test échoue. Le document suit le code au lieu de
dériver.
Au passage, le contrôle de vocabulaire suit maintenant `export * from`, ce qui
lui a fait voir trois types qu'il ignorait — d'où le suffixe structurel `…Like`
(`NgLike` = « ce qui a la forme de ng ») déclaré comme de la glue de typage et
non un mot de domaine.
162 tests unitaires, typecheck src/test/e2e vert.
Tranché par la cascade plutôt qu'en attendant une réponse : le niveau 3 (ORM) ne
dit rien des inbox, le niveau 2 non plus — `@ng-org/web` n'expose aucune méthode
contenant « inbox » et la session n'en publie aucune. C'est donc le modèle du
moteur qui décide, et il dit DEUX : un site porte une inbox sur son repo de store
public et une autre sur son protégé (`engine/verifier/src/site.rs:127-152`), les
seuls `AddInboxCap` du moteur, `new_store_default` n'en posant une que
`if !private`. Elles sont adressées séparément jusque dans les enregistrements de
contact, qui choisissent leur prédicat selon le profil visé — `ng:site_inbox` pour
un profil public, `ng:protected_inbox` sinon
(`engine/verifier/src/inbox_processor.rs:787,823-824`).
`userInbox(id)` en exposait une : une cardinalité que cette bibliothèque avait
inventée, et que le nom `walletInbox` avait contribué à masquer. Elle prend
désormais le scope, et le store PRIVÉ n'en a pas — d'où `InboxScope` plutôt que
`Scope` : demander l'inbox privée n'est pas une recherche qui ne rend rien, c'est
une question sans référent dans le modèle, et le type l'interdit.
`myInboxes` énumère les deux, `isOwnInbox` reconnaît les deux. Le shim garde un
triple par (user, scope).
160 tests unitaires, typecheck src/test/e2e vert, e2e 40/40 contre le broker.
La correction de nomenclature du 2026-07-30 — en amont un *wallet* n'est qu'un
trousseau, ce qui possède des stores est un **user** (un *site*) — s'était faite
à la main. `walletInbox` y a échappé et a vécu des semaines, en faisant des
dégâts : le nom rendait « une inbox par wallet » évident, masquant qu'un user en
a **deux** en amont (repos de store public et protected, les deux seuls
`AddInboxCap` du moteur). Une discipline appliquée à la main en oublie un ; un
test non.
D'où `test/vocabulary.test.ts` : tout nom publié est bâti sur des mots que la
CIBLE emploie — vérifiés dans `nextgraph-rs` — ou porte un marqueur disant
POURQUOI il n'existe qu'ici (`virtual`, `physical`, `shim`, `emulated`,
`polyfill`), ce qui dit aussi quand il disparaît. Un échec n'est pas « renommer
pour faire passer le test », c'est une question : la cible a-t-elle un mot pour
ça ? la chose n'existe-t-elle qu'ici ? le mot est-il vraiment de la glue ?
Ce que le test a trouvé, et les réponses :
- `walletInbox` → `userInbox`, avec l'écart de cardinalité écrit noir sur blanc
plutôt que caché par le nom.
- `accounts` / `AccountRecord` / `AccountStorage` → `virtualUsers` /
`VirtualUserRecord` / `VirtualUserStorage`, module `accounts.ts` →
`virtual-users.ts`. « account » n'est pas de la cible : c'est notre mot pour
l'utilisateur virtuel, et le marqueur le dit désormais.
- `readModel` → la fonction `readUnion`, exposée directement. « model » n'était
ni de la cible ni de la glue, et le namespace ne tenait qu'une fonction.
- Le reste était du vocabulaire légitime à déclarer (`subject`, `base`,
`schema`, `connected`, le modèle réactif de l'ORM).
Corrigé au passage, sur signalement du contrat interne : l'en-tête d'`open-repo`
justifiait son correctif par un mécanisme que le source contredit. Un repo absent
de `self.repos` lève bien `RepoNotFound`
(`engine/verifier/src/request_processor.rs:264,269`). Les 0 lignes observées
viennent d'ailleurs — `Verifier::load` repeuple `self.repos` depuis le stockage
sur un profil persistant (`verifier.rs:535-560`), et notre propre `readDoc`
attrape toute erreur et rend `[]`. Le correctif est bon, le diagnostic écrit à
côté ne l'était pas.
159 tests unitaires, typecheck src/test/e2e vert, e2e 40/40 contre le broker.
Les deux contrats et la doctrine portent des centaines de citations `file:line`
vers `src/`. Le rangement par destin les périmait en bloc — 208 reprises (45
chemins `src/x.ts`, 163 mentions nues). Sans ça la réorganisation pourrissait
l'instrument même qui tient la discipline qu'elle sert.
Et un défaut relevé par le contrat interne, vérifié : `ng-proxy` fabriquait un
membre `login`. `@ng-org/web` n'expose aucune méthode de ce nom — zéro
occurrence dans les déclarations installées comme dans `sdk/js/lib-wasm/src/lib.rs`
— mais le proxy répondait une fonction au lieu d'`undefined`, laquelle plantait
à l'appel. C'était le seul endroit où ce wrapper ajoutait à la surface du SDK,
contre son propre en-tête.
157 tests unitaires, typecheck src/test/e2e vert.
L'entrée SDK déversait la machinerie par deux fuites :
- `export * as storeRegistry from "./store-registry"` exportait TOUT le module —
`ensureAccount`, `addLink`, `readLinks`, `resolveAccount`, `reservedAccount`,
`resetRegistryCache`, `isOwnInbox`, `myInboxes`, `userStoreDoc`. Remplacé par
`store-registry-api.ts`, qui ne ré-expose que les sept appels destinés à
l'app : createEntityDoc, listMyEntityDocs, resolveScopeGraph,
resolveWriteGraph, walletInbox, openDocumentInbox, documentInboxAddress.
- `accounts.*` — persistance d'identité navigateur, sans aucun pendant SDK —
passe sur `/polyfill`, où sa disparition à la migration se lit sur la ligne
d'import.
L'en-tête d'`index.ts` affirmait n'exposer « que ce que @ng-org/web et
@ng-org/orm exposent ». C'était faux et enseignait une frontière fausse : un
consommateur en déduisait que tout ce qui s'importe de l'entrée survit à la
migration, ce qui ne valait ni pour `accounts` ni pour l'essentiel de
`storeRegistry`. Il énonce désormais ce que l'entrée promet vraiment : tout
symbole y a un pendant dans le futur SDK, vérifié ou assumé, et rien n'y est de
la machinerie.
La frontière mord : le typecheck e2e a échoué aussitôt, le harnais atteignant
`ensureAccount` et `resetRegistryCache` par l'entrée publique. Il passe
désormais par le chemin interne, comme les tests unitaires — légitime, il teste
la bibliothèque.
Deux documents plutôt qu'un, mêmes exigences, publics différents :
`docs/api-contract.md` (la surface de l'app, avec pour chaque sujet la signature
que le futur SDK devrait exposer, et l'étiquette qui distingue le vérifié de
l'assumé) et `docs/internal-contract.md` (le complément exact).
157 tests unitaires, e2e 40/40 contre le broker en ligne.